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En rêve le temps n’existe pas

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Avez-vous déjà ressenti cette impression de chute en vous endormant?

Avez-vous déjà lutté pendant plusieurs minutes contre une force qui semble vous aspirer vers l’intérieur de vous même dans un profond sommeil? Cette force qui donne l’impression que si on y résiste on va défaillir? Et vous souvenez-vous de cet instant où vous reprenez connaissance?

Il y a une respiration pendant laquelle une partie de nous est encore de l’autre côté. Il y a ce moment, infinitésimal, pendant lequel on a déjà repris conscience, même si on a pas complètement repris contrôle. En cet instant pourtant, on garde encore le souvenir du rêve dans lequel on était plongé. A cet instant précis, on voit déjà le monde dans lequel on est en train de revenir, mais on est toujours dans son rêve. Avant de refermer la porte on peut toujours explorer ce rêve comme un tunnel, et remonter le chemin des pensées qui se sont entremêlées l’une après l’autre, sans les liens logiques de la conscience.

Mais ceci ne dure qu’un instant si court qu’il n’est peut-être même pas mesurable! Pourtant la capacité à se souvenir de tout l’enchainement de pensées qui a constitué le rêve nous offre l’opportunité de voyager à une vitesse infinie. Alors même qu’on a déjà conscience d’être en train de se réveiller on a aussi conscience qu’on se souvient de tout un chemin de pensées. Et ce chemin peut être très long, sans aucune mesure avec l’instantanéité du réveil. A ce moment on expérimente l’infiniment grand dans un instant infiniment petit.

Le quotidien et l’éternité

La répétition, l’habitude, induisent un état de transe qui provoque parfois des sensations équivalentes, mais à une échelle différente: Le quotidien peut ainsi devenir un motif répétitif à très basse fréquence et nous amener à ressentir, sans raison apparente, un bonheur intense pour des motifs franchement futiles. C’est ainsi que l’être humain, dans l’habitude des choses simples, reçoit l’appel du sacré. Les cycles apparaissent alors pour ce qu’il sont: La traduction en « dimension-temps » de quelque chose qui existe ailleurs, ou autrement. Cet ailleurs qui renvoie, comme le larsen entre le micro et le haut-parleur, sans prévenir, au beau milieu d’un geste simple ou de rires d’enfants, une vague d’émotion qui inonde le cœur et donne d’un coup, sans prévenir, un sens à la vie, bien plus profond que tout ce que l’intellect peut envisager.

Les rites, qu’ils soient païens à l’antiquité ou religieux depuis ces 2000 dernières années, permettaient de canaliser ce procédé et d’aider même les moins sensibles d’entre nous à ressentir ce sacré et à apaiser les âmes. La société moderne voudrait opposer que le sacré n’existe pas, que seule la technique ou la science font sens. Bien entendu cela ne durera qu’un temps. Sans doute continuerons-nous à vivre cette absence de sens encore un peu: Le temps que les plus insensibles d’entre nous, les maîtres-marchands, placés là car étant les plus aptes à prendre des décisions difficiles, se dévorent entre eux, et que nous nous autorisions à nouveau à ressentir.

Alors nous nous réveillerons, et en un instant si court qu’il ne peut être mesuré, nous ferons à rebours le chemin que nous a tracé cette société profane. Nous aurons alors conscience que ce temps que nous vivons est aussi long qu’un battement de cil, et nous reprendrons le contrôle de nous-mêmes, béats comme des enfants heureux, riant d’avoir tenté de croire que nos vies n’ont pas de sens.

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